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Un Vatel, s’il vous plaît

Pause dinatoire au café Vatel, après une dégustation  à  La Maison Du whisky. Mise en appétit avec un trio de terrines maison : un tarama, un pâté de foie de volailles, rillettes de poisson. Cette amabilité légère opérée, nos palais sont prêts pour deux surprenants plats d’un classicisme redoutable et piégeux :

Un boudin noir à la viande et une  brandade de morue.

Un mauvais cuisinier se laisserait aller à la facilité du  “comme à la maison”. La brandade est facile à rater : un élan de négligence, une motivation de ne pas privilégier l’excellence des matières premières. Soit un poisson au  goût approximatif et mal déssalé. Une purée peu  ou  mal  travaillée : une purée plâtreuse au  lait coupé sans beurre ou  crème.

Ici, que nenni. C’est  d’une simplicité “fausse”. Finesse du  poisson, temps de travail et de repos compris.

Cette brandade a été  fort bien travaillée. Le travail bien fait anime la cuisine et cela se sent. Petit plaisir gourmand, la part est  justement proportionnée.

 

 

Le cuisinier eut  le bonheur de récidiver : le boudin  à  la viande est goûteux.

Pour ma part, j’ai abandonné et  rendu  ma serviette après cette dégustation.

 

Mes deux convives en grande forme ont joué avec le fromage fort à  point (seul un palais français peut affronter la rusticité du  Salers adouci par le velours d’un beurre cru ..).

Un dessert en communauté : un quatre-quart au cédrat  confit. Une ode à l’Italie…

 

Un petit regret cependant la carte des vins un peu courte. Pour accompagner la rusticité volontaire de notre commande un Minervois qui s’est ouvert rapidement, quelques verres appréciables.