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Une régalade

Il est des adresses difficiles à partager, dilemne de concilier discrétion et recommandation. Celle-ci est bien placée pour éliminer les blasés de la vie, les tristes sires et  les conquêtes en  éternel régime. Aussi vous veillerez à être en bonne compagnie, la place est exclusivement fréquentée par des épicuriens. Il faut y vivre son temps.

Un bistrot dans sa patine. Des tables au coude-à-coude, une clientèle de connaisseurs et de quartier. Des convives dans une parenthèse de vie savoureuse. Comment se régaler ? Avec tout dès les amuses-bouches. La terrine maison, une aimable invitation à l’appétit ou une torture pour toute personne stoïque convaincue que la nourriture est fonctionnelle.

Une sommelière jeune mais aux goûts soutenant des recommandations pointues et justes. Un vin au bouquet de coing, fleurs et miel pour un plat de poisson (Madame) et une viande (Monsieur).

La carte est bien  étudiée, ne cherchez pas de “café gourmand” sa présence serait incongrue. Ici, les desserts sont de grands classiques qui provoqueront une nostalgie et régression  infantile assumée : le riz au lait et son caramel, qui  mériterait un être servi en coupelle et non en bol de crémerie !

Gourmandise suprême, le dessert, un soufflé Grand-Marnier, un classique revisité et  maîtrisé. La régalade de bout en bout.

 

 

 

 

 

 

Préférer le second service. Réservation vivement recommandée.